PARIS, France -La tenue d’une rencontre à Addis Abeba entre les présidents Béchir et Salva Kiir est un premier pas vers un règlement pacifique de la question d’Abyei. La France encourage les parties à conclure au plus vite un accord et réitère son appel à l’ensemble des parties à retirer immédiatement tout groupe armé du territoire d’Abyei.
La France est préoccupée par la dégradation de la situation sécuritaire dans le Kordofan méridional et dans l’État sudiste d’Unité, notamment à la suite des récentes incursions des forces armées soudanaises. Elle appelle les parties à tout faire pour éviter une escalade de la violence qui pourrait faire de nouvelles victimes civiles et à renoncer à la violence pour continuer de mettre en œuvre l’accord de paix. La France rappelle l’obligation qui s’impose à toutes les parties de respecter les normes du droit international humanitaire et des autres dispositions juridiques pertinentes dans le cadre d’opérations armées. Il incombe aux responsables concernés d’assurer la protection des populations civiles.
Toute attaque délibérée contre des populations civiles peut constituer un crime de guerre ou un crime contre l’humanité. Il est de la responsabilité des autorités d’en poursuivre les auteurs.
La France appelle le gouvernement soudanais à tout mettre en œuvre pour faciliter la délivrance de l’aide humanitaire et le retour volontaire des personnes déplacées par les combats, en particulier en laissant la MINUS circuler librement sur le territoire d’Abyei et dans le Kordofan méridional, compris par voie aérienne, conformément à la résolution 1590 du Conseil de sécurité.
La France exprime son plein soutien à la Mission des Nations unies au Soudan pour la mise en œuvre de son mandat, en particulier la protection des civils, pour laquelle elle peut mettre en œuvre toute mesure nécessaire, conformément au Chapitre VII de la Charte.








































































